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De l’euphorie à la nostalgie

Les Allemands ont commémoré le vingtième anniversaire de la chute du mur, avec faste, si l’on en croit les images qui ont fait le tour du monde au cours des dernières semaines. La chute du mur, le 9 novembre 1989, fut assurément l’un des grands événements dont il faut se souvenir, depuis celle de Berlin, en 1945. Les Allemands se sont souvenus. Mais l’essentiel n’est pas seulement dans le souvenir. L’essentiel est aussi dans la signification qu’on lui en donne 20 ans plus tard. Et l’euphorie a fait place à l’Ostalgie, dans l’ancienne Allemagne de l’Est, qu’un « mur » sépare toujours de l’ex-Allemagne de l’Ouest depuis la réunification de 1990.

La corruption, ennemi # 1 du Kremlin

L’ancien président Vladimir Poutine avait une vision; celle d’un Kremlin au pouvoir tentaculaire qui atteindrait toutes les sphères de la société russe. Celle-ci s’est réalisée et la Russie a assisté au développement de sa bureaucratie en même temps qu’une explosion des techniques de corruption et de pots-de-vin. Selon l’ONG russe INDEM : « En 2001, les observateurs étaient grandement surpris par la quantité d’argent détournée au profit de la corruption, qui représentait les deux tiers du budget du pays. Quatre ans plus tard, en 2005, elle le surpassait de 2,66 fois. » Cette corruption endémique est une nuisance majeure pour la croissance économique russe, mais elle constitue aussi un frein à son développement social et politique.

La transition démocratique en Afrique 20 ans après la chute du Mur de Berlin : où en est-on ?

Les années 1990 ne sont pas seulement marquées par la chute du Mur de Berlin et l’implosion soviétique. La fin de la guerre froide et de la bipolarisation du monde a également coïncidé avec l’avènement de la démocratie dans la plupart des pays africains. Vingt ans plus tard, le bilan de ce processus de démocratisation, réclamé à cor et à cri par les peuples africains, opprimés par la dictature du parti État, a été mitigé, voire décevant dans la quasi-totalité des États. En effet, l’échec des conférences nationales dans certains pays a conduit au chaos social, économique et politique sur fond de conflits. D’autres pays qui ont, sans effusion de sang, réussi l’épreuve de la démocratie n’ont malheureusement pas pu sortir leur population du cercle infernal de la pauvreté faute de la bonne gouvernance. Pendant ce temps, la communauté internationale souffle le chaud et le froid.

« Les brûlures de la décolonisation » dans les anciennes métropoles françaises et britanniques

L’opposition entre les réactions françaises et britanniques vis-à-vis de la décolonisation est fréquente. Les premières censées être fondées sur l’irrationnel, la volonté de puissance et la violence ; les secondes sur la raison et le pacifisme. La fureur des révoltes de Sétif et de Madagascar d’un côté ; la décolonisation calme de l’Inde et du Pakistan de l’autre. Pourtant, aussi bien la France que le Royaume-Uni font encore face à « des brûlures de la décolonisation », comme l’avait titré il y a de ça trois ans le mensuel L’Histoire. Retour sur les légendes et les traces qu’elles ont laissées dans les mémoires.

« NewSpace » Les nouveaux enjeux stratégiques de la puissance Le secteur privé à la conquête de l’espace extra-atmosphérique

2010, année festive pour l’Afrique ?

L’année 2010 se présente comme une année importante pour le continent africain : entre la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), les cinquantenaires de l’indépendance de 17 États et la Coupe du monde de football (soccer), les réjouissances s’annoncent nombreuses. Pour autant, derrière ces évènements se cachent des défis que les festivités à elles seules ne suffiront pas à faire oublier.

2017: Le Spoutnik, 60 ans plus tard

Le 4 octobre 1957, les Soviétiques réalisent avec succès le lancement de Spoutnik, le premier satellite artificiel en orbite autour de la Terre. C’est dans un contexte de guerre froide - où les États-Unis et l’Union soviétique s’affrontaient déjà sur les plans idéologique et militaire - que s’amorce la course à l’espace dont l’objectif était la Lune. Soixante ans plus tard, les puissances et de nouveaux acteurs s’affrontent dans une nouvelle course dont les visées dépassent de loin le satellite terrestre.

30 ans de révolution sandiniste au Nicaragua : La réélection de Daniel Ortega à la tête du Front sandiniste de Libération Nationale (FSLN)

Le Nicaragua est, après Haïti, le pays le plus pauvre des Amériques. Marqué par une guerre civile extrêmement violente dans les années 1990, le pays demeure aujourd’hui très polarisé politiquement et possède une faible culture démocratique. Les électeurs ont renouvelé le mandat du leader sandiniste Daniel Ortega pour une troisième fois en autant d’occasions.

50 ans d’indépendance en Afrique Un bilan politique chaotique

En 1960, 17 pays africains dont deux anglophones, le Nigéria et Somalie, naissaient comme des États souverains, sujets de droit international et acteurs de la politique internationale. Mais cette accession à la souveraineté nationale et internationale qui a suscité l’espoir de la libération définitive du joug étranger s’est révélé un cauchemar pour beaucoup de ces nouvelles entités étatiques. Le basculement dans les conflits armés et l’instabilité politique constituent des signes que l’Afrique n’est probablement pas libérée. En 2010, nombre de ces pays célèbrent leur cinquantième anniversaire dans la violence et le chaos politique. Perçues comme des conflits nouveaux, les guerres qui ravagent l’Afrique actuellement sont possiblement le résultat de la mauvaise gestion de la souveraineté, de la mal gouvernance des affaires publiques et des ressources de l’État. Cette situation est subtilement exploitée par les puissances étrangères à leur profit.

À force nous l'oublions: les nations sont des fictions

L’actualité explosive de 2014 est venue nous rappeler qu’aucune frontière n’est immuable. Jeune ou vieille, étendue ou petite, développée ou déshéritée, chaque nation est au fond un bout de fiction, qui peut voler en éclat lorsque la majorité cesse d’y croire.

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