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Crise politique actuelle dans la région andine Radicalisation, populisme et démocratie

20 ans après la chute du Mur de Berlin et la promotion de la démocratisation libérale, on assiste à une radicalisation politique dans la région andine. Des pays comme l’Equateur, le Pérou et la Bolivie font face aux crises politiques, accentuées depuis les dernières années. Actuellement, les gouvernements populistes de la Paz et de Quito prônent une révolution pour consolider la démocratie. Le populisme est-il légitime pour approfondir la démocratie ? Voila le dilemme profond qu’on ne peut pas surmonter.

Crise postélectorale en Côte d’Ivoire Un pays dans l’impasse

La révolte gronde en Tunisie et en Égypte. Mais c’est bien la crise postélectorale ivoirienne qui a été au coeur du dernier sommet de l’Union africaine, qui s’est tenu du 27 au 31 janvier 2011. La Côte d’Ivoire est depuis maintenant deux mois, le seul pays au monde à avoir deux gouvernements. Cette situation fait suite au second tour de l’élection présidentielle où s’affrontaient Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara. Ce scrutin devait mettre fin à une crise politique qui dure depuis plus d’une décennie. Mais il a finalement débouché sur un nouvel affrontement, qui ne semble trouver aucune issue. Pour le peuple ivoirien, l’espoir de voir le pays repartir de l’avant a fait place à la crainte d’une nouvelle guerre civile.

Crise sociale à l’Est du Rio Grande

En juillet se tiendront les prochaines élections fédérales en terre mexicaine. Le président Felipe Calderón tire sa révérence après les six années passées à la tête de l’état que lui autorise la constitution et laisse derrière lui un état dévasté par la guerre contre les narcotrafiquants. Les dommages collatéraux depuis le début des opérations en 2006 s’élèvent à plus de 47 500 morts selon l’agence France-Presse.

Cyberespace et Anonymous: Entre fantasmes et réalités complexes

En ce début du XXIe siècle, le nombre de conflits n’a pas diminué en dépit de la victoire des démocraties libérales qu’avait annoncé Francis Fukuyama. Ils se sont au contraire multipliés et ont adopté des formes diverses, et sont désormais motivés par des questions environnementales, alimentaires, etc. Plus récemment encore a émergé une nouvelle dimension des conflits avec la reconnaissance du cyberespace comme nouveau champ d’affrontements. Les médias ont d’ailleurs grandement participé à sa légitimation auprès du grand public.

D’al-Qa’ida aux combattants étrangers: fantasmes et réalités autour du « péril jihadiste » en Syrie

Plus d’un an après le début du soulèvement populaire en Syrie, la situation politique dans le pays s’avère plus que jamais incertaine. Alors que le président Bachar al-Assad refuse toujours de quitter le pouvoir, le mouvement d’opposition unifié autour du Conseil national syrien (CNS) et de l’Armée syrienne libre (ASL) ne bénéficie pour l’heure que d’un rapport de force extrêmement précaire. Face à l’impasse des initiatives mises de l’avant par la communauté internationale, c’est désormais le « péril jihadiste » qui semble être sur toutes les lèvres, à commencer par celles du clan al-Assad. Retour sur les fantasmes et les réalités entourant la présence d’éléments jihadistes dans le maelstrom syrien.

De l’antiterrorisme et du contre-terrorisme à l’ère Obama Retour sur les ambigüités de la stratégie américaine

Tout au long de sa campagne électorale, Barack Obama n’avait cessé
d’insister sur les égarements d’une « guerre à la terreur » précipitamment
décrétée par l’administration américaine au lendemain des attentats
du 11 septembre 2001. En annonçant au premier jour de son mandat,
une série de mesures politiques visant à rompre explicitement avec
les pratiques antiterroristes initiées sous la mandature Bush, le nouveau
président américain affichait très clairement sa volonté de ne plus
se laisser enfermer dans l’urgence de la menace terroriste. Pourtant,
presque deux ans après son arrivée au pouvoir, force est de constater
que Barack Obama multiplie les positions ambigües quant à la stratégie
globale des États-Unis en matière d’anti comme de contre-terrorisme.

Défaite du projet de loi C-300 à Ottawa Un déséquilibre qui perdure entre les protections et les obligations des sociétés extractives canadiennes

Malgré la publication d’un rapport démontrant la forte implication des sociétés extractives canadiennes dans les incidents de nature sociale ou environnementale, la Chambre des communes a défait, le 27 octobre dernier, le projet de loi C-300. Intitulé Loi sur la responsabilisation des sociétés à l’égard de leurs activités minières, pétrolières ou gazières dans les pays en développement, le projet de loi visant à responsabiliser les sociétés extractives canadiennes dans leurs activités à l’étranger a obtenu l’appui de 134 députés, alors que 140 s’y sont opposés. Ce résultat s’inscrit en continuité avec la position canadienne et pérennise le déséquilibre existant entre les protections juridiques et les obligations de ces entreprises dans leurs activités à l’étranger.

Des perspectives qui convergent vers... Le pic pétrolier

La formation du pétrole est le résultat de processus physicochimiques complexes ayant perduré pendant plusieurs millions d’années. Du fait des conditions précises nécessaires à sa formation et de l’impossibilité pour l’Homme de reproduire volontairement ces dernières, l’or noir est considéré comme une ressource naturelle non renouvelable. Or, l’économie mondialisée actuelle dépendant largement d’un pétrole somme toute abondant et bon marché, un débat semble refaire surface depuis le début du XXIe siècle à propos de l’impact d’une déplétion imminente de la ressource en question. Quelles pourraient être les conséquences à court, moyen et long terme sur les modes de consommation des sociétés industrialisées et émergentes, advenant une baisse de production plus ou moins drastique de l’extraction pétrolifère, combinée à un accroissement inévitable de la population globale et à des modifications climatiques éclectiques, complexes et difficilement prédictibles par les outils scientifiques actuels?

Détroit, Ground zero Une ville meurtrie par la mondialisation du marché de l’automobile

Longtemps considérés comme le fleuron de l’économie américaine, l’industrie automobile et son chef-lieu, la ville de Détroit au Michigan, sont aujourd’hui l’emblème du déclin d’un empire. Avec son centre-ville déserté et ses nombreux édifices en ruines, Motor City est la victime patente d’une mondialisation mal apprivoisée.

Dokou Oumarov et l’Émirat du Caucase État de la situation et perspectives pour une Russie fragilisée par la menace terroriste

L’attentat du 24 janvier dernier à l›aéroport moscovite de Domodedovo ramène à l›avant-plan la menace terroriste qui pèse depuis de nombreuses années sur la Fédération de Russie. Revendiqué par le chef des groupes terroristes opérant dans le Caucase du Nord, le tchétchène Dokou Oumarov, cet attentat a pu une fois de plus laisser entendre à la communauté internationale que l›autoproclamé et méconnu «Émirat du Caucase» est plus que jamais déterminé à exporter les violences faisant partie du quotidien nord-caucasien hors de ses frontières et à faire vivre à la Russie de nombreuses années de «sang et de larmes».

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